La Maison de la Musique

Située dans le parc Erwin Finck (du nom du premier citoyen d’honneur de la Ville, instituteur et créateur du premier club du troisième âge en Alsace), cette demeure a été rachetée par la Ville en 1987, pour y aménager un espace entièrement réservé aux activités musicales.

Juste avant sa réhabilitation, la maison annonçait, gravé sur sa porte, le millésime "1664". Elle serait toutefois bien plus ancienne que le milieu du 17e siècle, mais il semble qu'elle ait été reconstruite à plusieurs reprises. Elle pourrait dater de l'époque de la Renaissance alsacienne et aurait été détruite lors de la guerre de Trente Ans.

Des modifications majeures y ont été apportées au 18e siècle. En 1863, c’est le Mulhousien Charles Mieg qui en est le propriétaire. Il se raconte qu’il était bon, depuis la Révolution, d’être propriétaire de l’une de ces maisons hors de Mulhouse si l’on voulait éviter les tracasseries douanières lorsqu’on faisait du commerce. C’est sans doute ce qui a motivé le capitaine d’industrie mulhousien (le "M" de DMC) à acheter cette maison et à faciliter ainsi la circulation des étoffes dont il faisait le commerce.

C’est en 1937 que la famille Nussbaumer s’y installe et on prend alors l’habitude de nommer la maison "ferme Nussbaumer".

Une réhabilitation dans le respect de la demeure d’origine

Après l’avoir rachetée en 1987, la Ville a procédé en 1991 à la démolition du mur d’enceinte et des annexes, pour pouvoir donner corps au parc Finck. Au printemps 1994, les travaux de transformation de la ferme Nussbaumer commencent et tout particulièrement la démolition des cloisons intérieures, pour y dégager un espace de répétition unique de 125 m2. La salle reçoit un traitement acoustique. Ce nouvel équipement est inauguré en septembre 1995.
Mais la réhabilitation se poursuit dans le courant de 1996, avec le souci de préserver le bâtiment dans l’esprit d’origine : la partie basse en pierre de taille avec ses linteaux cintrés et la partie haute en colombages avec ses deux paires de potelets inclinés et une croix de St-André dans le panneau d’allège de la double fenêtre centrale. En guise de clin d’œil à son millésime, la Ville avait même sollicité le soutien d'une célèbre brasserie !
En 2012, ce sont les colombages qui sont réhabilités, la façade en 2013.
On y a célébré les mariages entre 2004 et 2006, avant que la Maison de la Citoyenneté n’ouvre ses portes.